Pourquoi
après 10 ans après la chute du régime Ceausescu est-il encore possible de trouver des enfants handicapés, gravement malades, entassés dans des pièces insalubres situées
a 30 kilomètres distance de la ville la plus proche ?
Pourquoi
après 4 ans après l'abrogation de la Loi 3/1970 qui a " créé " les institutions organisées pour " la protection des mineurs " il y a encore des centaines d'enfants institutionnalisés chaque mois ?
Pourquoi une femme pauvre et souffrant d'affections graves, la mère de 5 enfants
a handicap, apporte-elle au monde le 6-ème ? Pourquoi
existe la profession de famille d'accueil professionnelle… si des enfants
agés entre 0 et 6 ans sont institutionnalisés chaque année ? Pourquoi
des enfants qui ne savent pas parler arrivant a peine
a communiquer ont 16 ans et restent installés dans un siège ayant devant eux une table noire
a l'heure de, disons, géographie ? Pourquoi
on n'arrive pas a s'intégrer une fois pour toujours dans le domaine des choses normales et naturelles en ce qui concerne les enfants en difficulté ?
Parce que
les institutions créées par la Loi 3/1970 ont développé une résistance et une tradition dans la société roumaine. Parce que
nous n'avons pas encore la possibilité de diriger une activité cohérente de prévention au niveau de la communauté de base et parce que nous avons des ressources limitées pour soutenir les alternatives
a l'institutionnalisation.
Parce que nous n'avons pas un nombre suffisant de personnes pour travailler dans le domaine social et parce qu'il n'existe pas une politique claire d'éducation et de planification familiale.
Parce que nous ne réussissons pas a convaincre nos propres administrations qu'il faut introduire des postes de familles d'accueil sur l'organigramme, pour le bien-être des enfants et pour dépenser moins.
Parce que
dans le système de l'enseignement spécial on ne permet pas aux enfants de passer dans une classe supérieure pour ne pas restructurer les postes des enseignants, et parce que la programme scolaire de l'enseignement spécial n'est pas adaptée aux besoins des enfants.
Parce que les attitudes naturelles et normales dans la protection de l'enfant sont attachées
a la compétence, a la tradition, aux ressources financières,
a l'ame et a la dévotion.
Pour obtenir tout cela il faut continuer
a travailler. |